L’huile de coco est mauvaise pour la santé ?

Source : American Heart Association

Article : http://circ.ahajournals.org/content/early/2017/06/15/CIR.0000000000000510

Date de parution : 27.06.2017

Niveau de difficulté : Facile

J’ai reçu plusieurs messages ces derniers jours provenant de personnes inquiètes suite à la lecture, dans différents médias, d’articles relayant la toute dernière révélation en matière de nutrition : l’huile de coco en tant que graisse dite saturée est aussi mauvaise pour la santé que les autres graisses dites saturées comme l’huile de palme, le lard, la graisse de bœuf et le beurre !
Cette information provient de la très fameuse AHA (American Heart Association), soucieuse de la santé de tous, comme son nom le laisse supposer, qui condamne une énième fois les graisses saturées en nous rappelant que 17,3 millions de personnes meurent chaque année de maladies cardiovasculaires, et qui conclut qu’il est préférable de cuisiner avec les huiles végétales dites polyinsaturées comme l’huile de colza, de tournesol, de pépins de raisin, de maïs, ou de soja.

Prônant personnellement, en me référant à la science de la biochimie, dans mes articles et dans mon livre « Du beurre s’il vous plaît ! » toutes les graisses présentes dans la nature et celles facilement élaborées par la main de l’homme (les graisses incriminées par l’AHA), et conspuant les graisses produites difficilement et artificiellement par l’industrie chimique (celle fortement conseillées par l’AHA), il était normal que je jette un œil sur cette étude et que je vous fasse part de mon analyse.
Rassurerai-je mes lecteurs ? A eux de voir !

coconut oil

Rien de nouveau sous le soleil :

L’AHA fidèle aux idées apparues dans les années 1950, continue à accuser les graisses saturées et à plébisciter les graisses polyinsaturées (huiles végétales sauf olive, coco et palme, principalement, qui bien que végétales ne sont pas polyinsaturées). Il s’agit clairement ici de casser l’élan nouveau qui attribue à l’huile de coco de nombreuses vertus.
Nous savons pourtant aujourd’hui que toutes les études des années 50, 60, 70, 80 et même 90 accusant les graisses saturées de tous les maux ont été en réalité faites avec des huiles végétales artificiellement transformées par l’industrie chimique en graisses saturées (hydrogénation catalytique), de l’aveu même du premier pourfendeur des graisses saturées, Ancel Keys. Il était bien plus facile et économique à l’époque de conserver dans les laboratoires de la margarine (graisse végétale artificiellement saturée) plutôt que du beurre ou de la graisse animale. L’erreur provient donc d’un amalgame fait entre graisses saturées naturelles et graisses saturées artificiellement, la première étant inoffensive, l’autre étant tueuse à long terme. Mais cela n’empêche aucunement l’AHA de se servir largement de ces études erronées, allant même rechercher les plus anciennes, tout en reconnaissant, car elle ne peut pas faire autrement, la dangerosité des graisses artificiellement saturées, dites « Trans ». L’AHA ne recule devant aucun paradoxe.

Pourtant, que nous disent les études récentes ?
Eh bien, c’est très simple : les graisses saturées naturelles ne bouchent pas les artères et n’ont aucune implication dans les maladies cardiovasculaires ! (1-2-3-4-5)

Alors pourquoi cet entêtement à la désinformation ? La question est légitime lorsque l’on parle de l’American Heart Association !

J’ai donc fouiné pour vous, gratté le vernis pour aller voir ce qui se passe dans la réalité, dans le monde où n’existe que ce qui est financé par ceux qui détiennent les moyens de financement.
Voici donc qui financent l’AHA et les études qu’elle publie :
– L’industrie pharmaceutique avec Amarin, Amgen, AstraZeneca, Eli Lilly, Glaxo-Smith Kline, Merck, Pfizer, Regeneron/Sanofi, Takeda). C’est-à-dire ceux qui vendent les médicaments comme des bonbons et qui disparaîtraient immédiatement si les malades recouvraient la santé.
– L’industrie des huiles végétales (notamment l’industrie canadienne d’huile de Colza).
– Coca Cola (400 000 $ entre 2010 et 2015).

Noix_de_coco-578143d6d4560be784ec982a2cd17509

Mais ne voyons là aucun conflit d’intérêt !

L’AHA déplore 17,3 millions de décès annuels par maladies cardiovasculaires tout en entretenant la désinformation. N’a-t-elle pas une part de responsabilité dans ce fléau ? La question est posée !

Quelle est la juste information :

– Que l’homme est homme parce qu’il a depuis son apparition, il y a environ 3 millions d’années, consommé de la graisse animale. Il en a même consommé avant de devenir homme, selon les critères actuels qui essaient de déterminer le moment où l’homme est devenu homme à partir de pré-humains. Cervelle, moelle et toutes sortes d’abats, voilà ce que recherchaient avidement nos ancêtres pré-humains et humains. Pas question pour eux de consommer du blanc de poulet ou de la viande maigre et de jeter le gras ; non, ils étaient avides de la viande la plus grasse possible. Plus tard, avec la maîtrise du feu, l’homme est devenu le seul animal à cuisiner, à jouir de viandes goûteuses, savoureuses et facilement digestibles, dépourvues de parasites et apportant un maximum d’énergie avec peu de volume, en un minimum de temps, lui laissant ainsi une grande part de la journée à réfléchir à sa propre évolution technique et à l’amélioration des conditions de vie. C’est ainsi qu’Homo Sapiens (nous) a évolué, c’est ainsi qu’il a construit ce qu’il est sur le plan génétique.

alimentation

Evolution chronologique du régime alimentaire des hominidés (http://www.hominides.com/)

Plus tard encore, devenu un véritable expert en cuisine, il a extrait ou élaboré d’autres graisses afin d’augmenter plus encore la saveur des aliments qu’il cuisait, sachant pertinemment que la riche saveur signifiait « dense en éléments nutritifs ». L’huile de palme, l’huile de coco, le beurre, la crème, le lard, le suif sont apparus dans la routine de l’homme en fonction de sa situation géographique sur la planète.
Je rappelle ici que le problème avec l’huile de palme n’est pas l’huile en elle-même mais sa production industrielle intensive et tous les problèmes liés à la déforestation, tout comme l’est la déforestation liée à la culture du soja !
Le problème de la planète est la prolifération de l’homme ; 7 milliards de bouches à nourrir aujourd’hui, le double dans un avenir proche !

– Que s’alimenter c’est entretenir une relation, une communication, un lien avec notre génétique. Que cette communication est basée sur une alimentation naturelle et extrêmement nutritive, et qu’il n’y a pas d’alimentation extrêmement nutritive sans graisses naturelles ; écartons-nous du naturel et nous brisons la communication interactive que nous entretenons avec nos gènes. L’alimentation moderne anormalement riche en sucres et largement pourvue en graisses non naturelles industriellement modifiées nuit à la structure de nos gènes, nous orientant vers l’abîme, la dégénérescence, le mal-être et la maladie.
Consommer des sucres en quantité et des huiles végétales dénaturées (même peu), revient à essayer de communiquer avec notre interlocuteur en utilisant un téléphone portable sous un tunnel. Impossible !

– L’huile de coco est extrêmement riche en graisses saturées, notamment celle qui est présente dans le lait maternel, l’acide laurique, et qui assure depuis la nuit des temps l’immunité intestinale et générale des bébés.
Savez-vous que 50 à 60% de l’apport calorique du lait maternel provient des graisses ? L’AHA devrait interdire aux mères d’allaiter, car c’est quasiment criminel, non ?
Savez-vous quelle graisse est présente dans les laits maternels artificiels ? L’huile de colza bien sûr !
– Les graisses végétales polyinsaturées ne sont naturelles et saines que lorsqu’elles sont dans les graines. Il est impossible de les extraire sans faire violence aux graines et exposer les acides gras à ce qui les détériore jusqu’à les rendre délétères pour ceux qui les consomment : l’oxygène et la chaleur ; et cela même pour les huiles dites extraites à « froid » ! En d’autres termes, ce qui est bon dans la graine ne l’est plus dans la bouteille. Il est à l’heure actuelle impossible, je dis bien impossible, de fabriquer une huile de colza exempte d’acides gras oxydés et mutants extrêmement dangereux pour nos cellules et notre ADN.5052424228_37d87f83b3
Rappelez-vous : l’huile de colza est un carburant explosif juste bon à alimenter les moteurs de tracteurs. S’il vous plaît, vous méritez mieux !
Le seul moyen de profiter des bienfaits d’une huile végétale polyinsaturée serait de posséder un pressoir individuel sur la table et de la consommer à l’instant. Bon courage.
Un autre moyen ? mangeons des noix et donnons des graines de lin aux poules, vaches et cochons, élevés dans l’art du métier de producteur, la décence et la dignité, et profitons ainsi des bienfaits des graisses polyinsaturées.
(Je n’aborderai pas ici le problème majeur de la souffrance animale, mais je le ferai dans un prochain livre).Revenons à nos moutons. Nous voyons à quel point les conflits d’intérêts pourrissent l’information. Ce qui était bénéfique depuis toujours est subitement devenu mortel en 1950 aux Etats-Unis.

Les statistiques nous montrent que de 1970 à nos jours les américains ont bel et bien suivi les recommandations des autorités médicales : ils consomment très nettement moins de viandes rouges, d’œufs, de lait entier, de beurre et de fromage, et consomment nettement plus d’huiles polyinsaturées, de viande blanche, de fruits et de légumes. Ces recommandations ont été largement suivis à travers le monde. Comment l’Amérique aurait pu avoir tort au sortir de la deuxième guerre mondiale !

Résultats ? 17,3 millions de morts chaque année de maladies cardiovasculaires comme nous le rappelle éhontément l’AHA, mais également le surpoids et l’obésité devenus hors de tout contrôle (la preuve en est que l’unique moyen pérenne proposé par la médecine, face son énorme échec dans la lutte contre ce fléau, est l’ablation des entrailles (merci et au revoir !), le diabète qui explose et un pré-diabète qui annonce la ruine des systèmes de santé… et l’infini enrichissement des laboratoires pharmaceutiques !

Bon appétit !

1- http://bjsm.bmj.com/conte…/…/2017/03/31/bjsports-2016-097285
2 – http://www.nutrition-coalition.org/saturated-fats-do-they-…/
3 – http://ajcn.nutrition.org/content/67/5/828.short
4 – http://www.cbc.ca/…/pass-the-butter-cutting-saturated-fat-d…
5 –http://www.dailymail.co.uk/…/The-toxic-truth-vegetable-oil-…

terapia-clark-cocos-verdes