Jus de tomates et expression génétique.

Source : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6165399/

Article :

Date de parution : 31.01.2020

Niveau de difficulté : Facile

La consom­ma­tion de jus de tomates induit une expres­sion géné­tique favo­rable à la lutte contre les troubles du méta­bo­lisme des graisses (dys­li­pi­dé­mie) liés à la mala­die du foie gras (stéa­tose hépa­tique non alcoo­lique, ou NAFLD).

Rappelons que la NAFLD touche une grande par­tie de la popu­la­tion (30% offi­ciel­le­ment, 60% offi­cieu­se­ment, étant don­né le non dépis­tage de cette mala­die), et que cette patho­lo­gie hépa­tique est for­te­ment cor­ré­lée au syn­drome méta­bo­lique (sur­poids, obé­si­té) et aux mala­dies cardiovasculaires.

Un foie gras annonce le mal­heur à venir.

Le lyco­pène, anti­oxy­dant riche­ment pré­sent dans le jus de tomate sti­mule les récep­teurs cel­lu­laires FXR (Farnesoid X Receptor), connus pour (entre autres):

  • favo­ri­ser une bonne sou­plesse et vaso­di­la­ta­tion des artères via l’ac­tion de l’oxyde nitrique (NO), gaz pri­mor­dial pour notre sys­tème diges­tif, biote, immu­ni­té et sys­tème vasculaire.
  • per­mettre une par­faite action et régu­la­tion des sels biliaires, et par ce biais être un excellent pro­tec­teur contre le can­cer colorectal.
  • réduire le taux de tri­gly­cé­rides, aug­men­ter la sen­si­bi­li­té à l’in­su­line, et ain­si éloi­gner le risque de dia­bète, lorsque que leur sti­mu­la­tion est nor­ma­li­sée (acti­va­tion ni trop forte ni trop faible).

L’accumulation de lyco­pène, en plus de régu­ler l’ex­pres­sion géné­tique et la sti­mu­la­tion des FXR, pré­sente des effets anti-inflammatoire et anti-prolifératif notables, ain­si qu’une forte capa­ci­té à main­te­nir une saine acti­vi­té des mito­chon­dries (pro­duc­tion d’éner­gie, mort des cel­lules anor­males), autant de fac­teurs qui agissent contre la NAFLD.

Bien évi­dem­ment, il serait dom­mage de gâcher tous les bien­faits du jus de tomates à cause d’une conta­mi­na­tion par des bac­té­ries, levures et moi­sis­sures patho­gènes. Pour cela, il est pré­fé­rable de les confec­tion­ner soi-même.

Une règle impor­tante de san­té est de pou­voir iden­ti­fier tout ce que l’on consomme.

Mes conseils :

  • Blanchissez vos tomates, bio si pos­sible, avant de confec­tion­ner votre recette favorite.
  • La bio­dis­po­ni­bi­li­té du lyco­pène est accrue lorsque la tomate est cuite. La sauce tomate est donc d’un grand inté­rêt nutri­tion­nel et métabolique.

Bon « ket­chup« maison !

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6165399/